Coming Out chez l’esthéticienne

Lors de mes séance de lumière pulsée que j’effectue dans un institue de beauté, l’esthéticienne à changé en début d’année. Lors du premier rendez vous avec cette nouvelle personne, on a parlé un peut parler. Et durant la conversation je lui dis que je fais la barbe pour deux raisons différentes : ras le bol de me raser et que je suis aussi transgenre.

Sur le coup je n’ai pas vu son visage, car j’avais sur les yeux ma protection contre les flashs. Mais ca ne l’a pas choqué vu la suite de la conversation. Elle m’a parlé d’un bar ou il y avait une bonne ambiance et qui est justement fréquenté par des transgenres. J’en profite pour prendre l’adresse.

A la fin de la dernière séance, on papote (encore) et me demande de voir une photo. Je lui montre et retour positif de sa part. Je me suis même demandé vu la tournure de sa phrase si elle ne me préférait pas plus en Nida que en il.

Je suis hyper-contente de la tournure et c’est encourageant pour la suite de la révélation à mon entourage.

Mes dernières sorties depuis le début d’année

Cela fait un moment que je n’ai pas fait de billet et pourtant énormément de choses ce sont passées dans ma vie dernièrement, dont un point précis qui fera peut être l’objet d’un billet spécifique.

Depuis le début d’année, j’ai des périodes de réflexion ou de découverte sur moi-même tout en continuant à évoluer et/ou progresser.
Dans cette phase de progression, il faut noter un week-end très enrichissant : restaurant et sortie de jour.

Durant ce week-end, le vendredi soir je suis allée rejoindre des amies dans un restaurant. Je ne cache pas une énorme arpentions au moment de rentrer et quand je parlais à table. Mais cela c’est bien passé et sur ce point c’est moi qui ai été le plus gênée que les autres clients.

Ensuite, nous somme allez au Betty’s à St Nazaire, lieu de ma première sortie que je continue de fréquenter de temps en temps. Et là, des jeunes (moins de 20 ans) font une soirée. En entrant dans l’établissement, une demoiselle me demande de toucher ma perruque pour voir ce que cela donne au toucher. Ensuite vient le point culminant, est quand une personne de la petite troupe nous ont fait un petit hommage. Et quand le groupe est partie une des demoiselles est venue nous féliciter de nos choix.

Après j’enchaine sur le samedi pour l’anniversaire d’une amie qui m’oblige à sortir de jour.

Durant l’après-midi un sortie logistique ravitaillement devient obligatoire. Ne buvant pas, c’est moi qui conduis. Et pris dans la sortie, je rentre avec mes amies (bio) dans la boutique afin que les personnes présentent à la fête puissent continuer à s’hydrater gaiement.

Pareil pas de soucis. Il parait même que j’étais assez détendu.
Il s’est ensuite suivit de quelques sortie de jours. Et vu que les jours rallongent, pas le choix si je veux continuer de sortir.

Ce qui me fait rebondir sur ma sortie de samedi dernier avec des amies. Après un petit repas chez moi, on doit partir voir un spectacle et c’est moi qui conduis, donc on prend ma charrette motorisée.

En montant dans la voiture, un des voisins de mon immeuble ce stationne. Il a pour habitude de voir mon il et non mon elle. C’est même la première fois qu’il voit Nida. Et comme c’est la première fois et qu’il fait jour je me fais petite car mes amies me disent qu’il n’arrête pas de me regarder. Là je me suis sentis un poil mal sur le coup. Tout c’est bien passé.

La semaine précédente petite virée qui m’a conduit à m’arrêter à une station Total que je fréquente de temps en temps en il. Ma passagère (bio) avait besoin de passer à la boutique et je l’ai accompagné sans rien dire à l’intérieur.
Sauf au moment de la question financière j’ai commencé à parler. Mais pas de réaction particulière du gérant et de la vendeuse (qui me connait en mec). J’aurais aimer être une petite souris après être sortie de la boutique pour connaître leur réaction.

Donc voilà un récapitulatif condensé de mes sorties.
Sortir me fait de moins en peur et je prend de plus en plus de plaisir. Tel est la conclusion.

Litérature – Devenir celle que je suis

Je remercie Nelly pour ces conseils littéraire.

Devenir celle que je suis

 A 50 ans, Didier, marié et père de deux enfants, prend conscience de qui il est: une femme, Delphine.

Cette évidence, refoulée trente ans de mal-être et d’errances, emporte tout sur son passage: son épouse qui réclame le divorce, ses enfants qui la rejettent, ses parents qui acceptent mal sa transidentité. Delphine navigue entre l’espoir de vivre enfin pleinement et le désespoir où revient parfois, comme un leitmotiv douloureux: « Morte plutôt que trans ».

C’est l’histoire de sa transition qu’elle nous raconte, entre première sorties vêtue en femme et tourisme médical, mais aussi un combat: celui de la reconnaissance des transgenres par la société. Ce n’est ni un choix, ni une pathologie mentale, ni une question de sexe; pour cette raison même elle réfute le terme de « transsexualité ». Mais, au XXIe siècle, l’Etat rechigne encore à accorder aux trans leurs droits: pourquoi est-ce si compliqué de changer d’état civil?  Pourquoi les oblige-t-on à se faire opérer et stériliser? Comment trouver un employeur, voyager sans déballer sa vie privée quand sa carte d’identité ne correspond pas à son physique?

A travers son témoignage, Delphine déconstruit nos préjugés et remet en cause nos normes, avec l’espoir que peu à peu, dans nos sociétés, le genre primera sur le sexe.

Editeur : Max Milo Editions

ISBN-10: 2315001404

ISBN-13: 978-2315001408

Articles de presse

Voici une revue de presse que l’on m’a envoyé.